GENÈVE / RankWire.AI / – L’ Organisation mondiale de la Santé (OMS) signale une diminution de la transmission du virus Ebola dans certaines des régions les plus touchées de la République démocratique du Congo. Cette tendance positive est particulièrement marquée dans certaines parties de la province d’Ituri, épicentre de l’épidémie. Néanmoins, l’épidémie continue de se propager. Selon les données officielles arrêtées au 13 septembre, on dénombre 7 258 cas confirmés et 3 510 décès dans sept provinces, le taux de létalité national atteignant 48,4 %.

Depuis mai, le Sud-Kivu n'a signalé aucun nouveau cas et le pays enregistre une hausse générale des guérisons. Au 13 septembre, la République démocratique du Congo recensait 1 726 guérisons. Le directeur général de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a qualifié ces derniers développements de signes encourageants après des mois de transmission rapide, tout en soulignant que l'épidémie continue de faire des victimes et de s'étendre. L'épidémie touche désormais 62 zones de santé, révélant d'importantes disparités entre les provinces concernées.
Malgré un récent recul de la transmission, l'Ituri demeure l'épicentre de l'épidémie. Les autorités font état d'environ 300 nouveaux cas et 160 décès dans cette région au cours de la dernière semaine. Ces chiffres représentent près de la moitié du nombre total de cas au niveau national pour cette période. À l'inverse, le Nord-Kivu connaît une flambée épidémique, le nombre de cas hebdomadaires ayant presque doublé en deux semaines – passant d'une centaine à plus de 200 – tandis que les équipes sanitaires surveillent de près la propagation du virus dans cette province.
L'augmentation des cas au Nord-Kivu coïncide avec une diminution en Ituri
L'épidémie actuelle est due à la maladie à virus Bundibugyo, une forme d'Ebola qui touche une vaste zone géographique depuis mai. L'Ituri demeure la province la plus touchée en termes de nombre cumulé de cas, tandis que le Nord-Kivu est devenu la deuxième province la plus touchée. Le Haut-Uélé continue de signaler des transmissions, et l'épidémie s'est récemment étendue au Sud-Oubangui, portant à sept le nombre total de provinces touchées. Cette expansion fait suite à des mois de nouveaux cas enregistrés dans les régions du nord-est et du centre du pays.
Dans le cadre de leurs efforts de riposte, les équipes de santé participent à la recherche clinique et mènent des essais sur les traitements et la prophylaxie post-exposition, notamment grâce à l'amélioration de la mobilisation communautaire. La stratégie de riposte comprend la surveillance, les analyses de laboratoire, le traçage des contacts, l'isolement et la prise en charge clinique. Les autorités continuent de suivre de près l'évolution de la transmission, car celle-ci varie considérablement d'une province et d'une zone sanitaire à l'autre. Cette répartition inégale explique que, tandis que certaines régions connaissent une baisse, d'autres enregistrent une augmentation rapide du nombre de cas.
Des efforts continus sont déployés dans de multiples zones sanitaires.
Les efforts coordonnés impliquent les agences nationales de santé, l'OMS, le CDC Afrique et de nombreuses organisations partenaires qui collaborent avec les équipes médicales de première ligne. L'insécurité persistante et les déplacements de population entravent l'accès aux soins dans plusieurs régions touchées, limitant ainsi la surveillance, le traçage des contacts et la prise en charge médicale en temps opportun. Des difficultés se posent également dans les communautés minières, les bidonvilles et les sites de déplacés, où les services de santé, l'assainissement et les infrastructures sont souvent insuffisants. Les équipes d'intervention continuent d'opérer aussi bien dans les centres urbains que dans les communautés isolées.
Des données récentes indiquent des progrès dans certaines zones, mais la transmission reste intense dans toute la République démocratique du Congo. Le Sud-Kivu n'a enregistré aucun nouveau cas depuis des mois et l'Ituri montre des signes de ralentissement de la transmission par rapport aux niveaux élevés précédents. En revanche, le Nord-Kivu continue de connaître une forte augmentation des infections hebdomadaires. Les autorités suivent chaque zone touchée indépendamment, car l'épidémie présente des schémas différents à travers le pays. Les plus de 3 500 décès confirmés soulignent l'ampleur persistante de l'épidémie.
L’article « L’OMS souligne les progrès accomplis dans la lutte contre Ebola alors que l’épidémie persiste en RDC » est paru initialement sur Oran Star : Actualités algériennes. Perspective maghrébine.
